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Dans ton regard,
On peut entre apercevoir,
Nimbé d'un halo noir
Le couteau de notre désespoir.

Tous se détournent, nous évitent,
Dans ce monde, nous sommes hors-norme,
Mais notre amour toujours nous incite
A ne pas quitter la route, à atteindre la prochaine borne.

Dans tes yeux océan,
On peut s'apercevoir que ton coeur est grand,
Mais il est plein de haine et de fureur,
Entrecoupés de nous nageant en plein bonheur.

Lorsque tu n'es pas avec moi,
La nuit s'étend sur mon coeur,
Le ciel est gris, il ne manque que toi.
Je pleure.

Lorsque tu reviens le soleil brille à nouveau,
Et nous affrontons tous deux le renouveau.
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# Posté le mardi 06 novembre 2007 07:45

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L'amour est un vent frais,
Délicat comme l'oiseau sur la branche,
Doux comme le délicieux parfum de la pervenche
Et délicieux comme la bonne brise d'été.

Le chant du rossignol n'est rien de plus qu'une ombre
Comparé à celui de mon âme en votre présence
Et l'hiver le plus froid, qui jamais ne cesse, si sombre,
N'est que poussière face à celui où me jette votre absence.

Ô combien aurait-il fallu être aveugle et sourd,
Ne jamais pouvoir entendre le chant même des sirènes,
Pour ne malheureusement pas s'apercevoir
Que les enfants sèment sur leur passage les graines de l'amour
Comme celles que j'offre avec ce poème, à mes parents que j'aime.
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# Posté le mardi 06 novembre 2007 07:23

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La chaleur de ta voix,
La couleur de tes yeux,
La brise dans tes cheveux
A jamais gravés en moi

L'espoir d'un de tes sourires,
L'attente même d'un rire,
L'amour que tu m'inspire,
Possibilité d'avenir

Ce jour là, pour la première fois,
Ce premier regard de toi,
A transpercé mon coeur
Sans pourtant aucune douleur

Mon coeur, pour toi,
Ma vie, sans toi,
L'espoir, s'en va,
Lorsque tu ne me vois pas

L'amour, pour toi,
La vie, en moi,
L'espoir, pourquoi
Tout ça ne compte pas ?
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# Posté le mardi 06 novembre 2007 07:23

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Petit, tu as dix ans aujourd'hui et tu travailles, la gorge sèche,
Tu es en droit de te demander pour quelle mystérieuse loi,
Ton voisin, fils de riche français et de même âge que toi,
Joue en ce moment même dans sa piscine d'eau fraîche
Alors que, toi tu sues et tu trembles tu es exténué,
Tu es maigre et as le ventre gonflé, les yeux cernés
Et dans ton regard on peut lire la lassitude immense,
D'un enfant qui n'en est plus un, qui a perdu son enfance
D'un petit garçon qui n'a jamais mangé autre chose que du riz,
Qui n'a jamais joué au football avec ses amis
Et qui n'en a d'ailleurs jamais eu,
Qui pleure son enfance perdue.

Si tu te poses la question, demandes à tes parents,
Ils te répondront comme tant d'autres à leurs enfants
Que c�est comme ça et pas autrement,
Qu'il te faut bien travailler pour manger, là ou tu es né.
Une autre chose à laquelle tu n'as pas accès :
Un vie normale, tout simplement.
Et si tu avais vécu ailleurs, tu aurais peut-être pu ainsi
Aller à l'école et au basket le samedi après midi
Etre propre et te laver avec du vrai savon,
Pas comme celui de chez toi, non. Un qui sent bon
La fleur ou les fruits, les friandises.
D'ailleurs qu�est-ce que c'est, les friandises ?

Mais tu n'habite pas là-bas. Toi, tu vis ici,
Dans ta famille où deux de tes six frères et soeurs ont perdu la vie,
Où, quand tu seras grand, tu auras des enfants .
Et puis tu mourras, deux fois plus jeune que ton voisin
Le riche français lorsqu'il fera de même en son temps.
Emporté par la maladie, la fatigue ou autre chose, un venin ?
A moins que tu ne meure avant.
Dans ce cas tu n'auras pas souffert trop longtemps,
La poussière de ce qui tu aurais pu être emportée par le vent.
Comme un fétu de paille qui se brise sous le pied d'un éléphant
Tu auras perdu ta vie, même si tu n'en as jamais eue,
En conséquence, on te dira que tu ne l'as pas vraiment perdue...
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# Posté le mardi 06 novembre 2007 07:23

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La nuit noire et étoilée, d'un geste enchanteur,
Dépose son velours sombre brodé de diamants,
Sur le monde endormi et insouciant,
Et les enfants qui rêvent de fées et de dragons,
De belles princesse captives dans de terribles donjons
Secourues par de preux chevaliers en armure,
De forts et braves princes rebelles ou exilés,
Qui sous les indications et les prédictions des augures,
Réussissent à reconquérir la paix et la liberté.

De l'autre côté de la terre, le jour arrive,
Re dans la barque solaire traverse les cieux,
Et l'astre du jour apparaît , les nuages à la dérive
L'escortent dans son voyage, plus gracieux
Que le cygne sur l'étang du temps,
Que la nature telle qu'elle était avant,
Libre étalon sauvage dans la plaine,
Qui va ou il veut quand il le veut,
Evitant le loup sournois et audacieux,
Qui accule le mouton, conscient de sa haine,
Et galope furieusement vers l'horizon
Pour passer sa vie entière sur ce chemin si long.

Les lunes saluent les soleils depuis la nuit des temps,
Les enfants rêvent depuis aussi longtemps,
Re voyage encore dans la voûte céleste,
Et l'étalon intemporel galope toujours à travers la plaine
Accomplissant par cet acte une boucle incessante
Afin d'oublier que depuis les temps immémoriaux,
Tous ont ressenti plus que leur part de peine,
Qu'on s'efforce d'oublier en volant toujours plus haut ...
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# Posté le mardi 06 novembre 2007 07:22