Chapitre 4
Sakura sanglotait, seule au fond de la pièce.
La porte s'était refermée sur elle, elle était meurtrie au plus profond de son âme et de sa chair.
Sanglotant toujours, elle partit à la recherche de ses vêtements.
Elle se rhabilla vite fait, et alla s'asseoir, les bras croisés sur ses genoux, dans un coin sombre de la pièce, derrière un tas de caisses, la tête enfouie entre les bras.
« Comment j'ai pu en arriver là...
Je suis...
Un déchet, une ordure... »
Elle pleurait toujours, le c½ur et le corps souillés par Itachi, et jamais elle ne pensait pourvoir y survivre.
Allez savoir pourquoi, elle était tellement prise par ses malheurs qu'elle n'entendit pas Otaku rentrer dans la salle, ni s'approcher d'elle.
Elle sursauta et eut un mouvement de recul lorsqu'il lui toucha le bras pour signaler sa présence.
« Non !
Pars !
Ne t'approche pas ! »
Elle releva la tête et le regarda, la vision troublée par les larmes.
Elle ne le reconnut pas d'abord, ne l'ayant vu qu'une fraction de secondes auparavant, lorsqu'elle sortait de la cuve...
Elle eut un frisson et grimaça lorsqu'elle l'identifia.
*Il savait...
Il n'a rien fait pour moi...
Je le hais !*
Il tenta de s'approcher, mais elle ne put reculer, bloquée dos au mur.
Il s'approcha encore, et elle s'écarta d'un bond, et recula à la façon d'un animal terrorisé.
Il la regarda sans vraiment comprendre.
Qu'est-ce que Itachi avait bien pu lui faire pour la mettre dans cet état là ?
Elle avait l'air salement amochée...
Auparavant si jolie et là terrorisée, un masque de peur gravé sur le visage.
Et de haine.
Il se souvint alors des émotions qu'il avait ressenties en arrivant.
Peur, haine, mal du pays...
Mais à la longue, on s'y habituait.
Aux coups aussi.
Cette fille n'y ferait pas exception.
Bien sur, il l'avait entendue pester contre elle-même, mais il ne voyait pas où elle voulait en venir.
Il avait beau être son aîné de quelques années, il ignorait certaines choses, reclus avec des hommes depuis ses six ans.
La seule femme qu'il n'eut jamais connue depuis cette période avait été une grande blonde qui avait été enfermée quelques temps.
Elle n'en était jamais ressortie, et, quelques nuits jusqu'à très récemment, on entendait des drôles de bruits sortir d'une salle pareille à celle-ci.
Il n'avait jamais eu accès à cette pièce.
Itachi le lui avait formellement interdit...
Mais là, il pouvait entrer, alors à quoi bon se retenir de le faire ?
Cependant, voyant l'air terrorisée de cette fille, il se sentit comme un pincement au c½ur.
Il se rendit compte que quelque chose d'horrible lui était arrivé, sans pourtant arriver à déterminer quoi.
Il hésita un moment puis finit par s'asseoir devant Saku.
« Je...
Heu ...
Tu ...
Moi, c'est Otaku...
Et toi ? »
Elle le regarda avec des yeux haineux, et soudain, ce fut le déclic.
*Otaku ?
Otaku Uchiwa ?*
Elle inspira un coup, brisant les chaînes de terreur qui lui liaient les lèvres.
« Sakura. » murmura-t-elle.
Il lui tendit la main, mais elle refusa de la lui serrer.
Maintenant, tout contact la dégoûtait.
Ne sachant trop que faire, il la retira lentement.
Il pensa alors que ça n'allait pas être de la tarte.
Pourtant, il voulait rester avec elle, lui parler, qu'elle lui fasse découvrir son monde...
Il soupira de soulagement quand Sakura ouvrit à nouveau la bouche et rompit le silence :
« Tu es le fils Uchiwa, n'est-ce pas ? »
Il resta interloqué.
Comment cette fille pouvait-elle connaître ses parents ?
Ils étaient morts lorsqu'il avait six ans, dans un incendie, et son oncle Itachi l'avait amené ici, parmi d'autres homme parias, tout comme lui.
Il ne comprenait pas comment elle pouvait savoir ça.
Il finit tout de même par déclarer :
« Oui. »
il resta silencieux un moment, et ajouta :
« Tu connaissais mes parents ?
-Oui.
Ils sont très gentils. »
Il resta silencieux.
Sont ?
Mais ils étaient morts.
« Etaient, tu veux dire.
Ils sont morts.
-Ah bon ?
Quand ? »
Elle se détendait à l'entendre parler de façon si naïve.
Ainsi, on l'avait dupé pour qu'il en arrive là !
Elle se calma tout à fait quand il dit, prouvant son innocence :
« Lorsque j'avais six ans.
C'est pour ça que Itachi Sensei m'a pris sous son aile. »
Une ombre d'horreur passa sur le visage de Sakura à l'évocation de cet homme.
Non seulement traître à Konoha et à son sang, mais aussi traître à la confiance d'un neveu...
Sakura se décida alors à lui dire la vérité.
Peut-être qu'après il l'aiderait à s'échapper ?
On ne sait jamais, après tout.
Elle voulait bien faire n'importe quoi si cela l'éloignait de cette pièce et de ce qui s'y était produit.
Essuyant une larme fugitive sur sa joue, elle dit alors :
« Pourtant, ils étaient bien vivants quand je suis partie faire ma ronde.
Au fait, quand est-ce qu'on est ?
-Mercredi 7 Mars.
Il est 22 heures. Dit-il en regardant sa montre, sans croire à ses paroles.
Pourquoi ?
-Donc c'était hier après midi. »
Elle avait l'air sincère, et Otaku voulait la croire.
Un frisson lui parcourut le dos lorsqu'il vit une nouvelle larme perler aux yeux de la jeune fille.
Il s'avança pour l'essuyer du bout du doigt, mais Saku recula.
« Ne me touches pas ! »
Le fragile instant d'entente entre eux fut rompu.
Lui, maintenant persuadé qu'elle disait vrai, se remettait du choc d'avoir appris ses parents en vie, tandis qu'elle, effarée que ce contact avec la peau du jeune homme ne l'aie pas brûlée jusqu'à l'os, le regardait, les yeux pleins de nuages sombres, se demandant comment agir.
Otaku demanda alors, pour être sûr :
« Ainsi, ils sont en vie ?
-Oui. »
Elle se tut alors, et il sortit, refermant la porte derrière lui.
Sakura sanglotait, seule au fond de la pièce.
La porte s'était refermée sur elle, elle était meurtrie au plus profond de son âme et de sa chair.
Sanglotant toujours, elle partit à la recherche de ses vêtements.
Elle se rhabilla vite fait, et alla s'asseoir, les bras croisés sur ses genoux, dans un coin sombre de la pièce, derrière un tas de caisses, la tête enfouie entre les bras.
« Comment j'ai pu en arriver là...
Je suis...
Un déchet, une ordure... »
Elle pleurait toujours, le c½ur et le corps souillés par Itachi, et jamais elle ne pensait pourvoir y survivre.
Allez savoir pourquoi, elle était tellement prise par ses malheurs qu'elle n'entendit pas Otaku rentrer dans la salle, ni s'approcher d'elle.
Elle sursauta et eut un mouvement de recul lorsqu'il lui toucha le bras pour signaler sa présence.
« Non !
Pars !
Ne t'approche pas ! »
Elle releva la tête et le regarda, la vision troublée par les larmes.
Elle ne le reconnut pas d'abord, ne l'ayant vu qu'une fraction de secondes auparavant, lorsqu'elle sortait de la cuve...
Elle eut un frisson et grimaça lorsqu'elle l'identifia.
*Il savait...
Il n'a rien fait pour moi...
Je le hais !*
Il tenta de s'approcher, mais elle ne put reculer, bloquée dos au mur.
Il s'approcha encore, et elle s'écarta d'un bond, et recula à la façon d'un animal terrorisé.
Il la regarda sans vraiment comprendre.
Qu'est-ce que Itachi avait bien pu lui faire pour la mettre dans cet état là ?
Elle avait l'air salement amochée...
Auparavant si jolie et là terrorisée, un masque de peur gravé sur le visage.
Et de haine.
Il se souvint alors des émotions qu'il avait ressenties en arrivant.
Peur, haine, mal du pays...
Mais à la longue, on s'y habituait.
Aux coups aussi.
Cette fille n'y ferait pas exception.
Bien sur, il l'avait entendue pester contre elle-même, mais il ne voyait pas où elle voulait en venir.
Il avait beau être son aîné de quelques années, il ignorait certaines choses, reclus avec des hommes depuis ses six ans.
La seule femme qu'il n'eut jamais connue depuis cette période avait été une grande blonde qui avait été enfermée quelques temps.
Elle n'en était jamais ressortie, et, quelques nuits jusqu'à très récemment, on entendait des drôles de bruits sortir d'une salle pareille à celle-ci.
Il n'avait jamais eu accès à cette pièce.
Itachi le lui avait formellement interdit...
Mais là, il pouvait entrer, alors à quoi bon se retenir de le faire ?
Cependant, voyant l'air terrorisée de cette fille, il se sentit comme un pincement au c½ur.
Il se rendit compte que quelque chose d'horrible lui était arrivé, sans pourtant arriver à déterminer quoi.
Il hésita un moment puis finit par s'asseoir devant Saku.
« Je...
Heu ...
Tu ...
Moi, c'est Otaku...
Et toi ? »
Elle le regarda avec des yeux haineux, et soudain, ce fut le déclic.
*Otaku ?
Otaku Uchiwa ?*
Elle inspira un coup, brisant les chaînes de terreur qui lui liaient les lèvres.
« Sakura. » murmura-t-elle.
Il lui tendit la main, mais elle refusa de la lui serrer.
Maintenant, tout contact la dégoûtait.
Ne sachant trop que faire, il la retira lentement.
Il pensa alors que ça n'allait pas être de la tarte.
Pourtant, il voulait rester avec elle, lui parler, qu'elle lui fasse découvrir son monde...
Il soupira de soulagement quand Sakura ouvrit à nouveau la bouche et rompit le silence :
« Tu es le fils Uchiwa, n'est-ce pas ? »
Il resta interloqué.
Comment cette fille pouvait-elle connaître ses parents ?
Ils étaient morts lorsqu'il avait six ans, dans un incendie, et son oncle Itachi l'avait amené ici, parmi d'autres homme parias, tout comme lui.
Il ne comprenait pas comment elle pouvait savoir ça.
Il finit tout de même par déclarer :
« Oui. »
il resta silencieux un moment, et ajouta :
« Tu connaissais mes parents ?
-Oui.
Ils sont très gentils. »
Il resta silencieux.
Sont ?
Mais ils étaient morts.
« Etaient, tu veux dire.
Ils sont morts.
-Ah bon ?
Quand ? »
Elle se détendait à l'entendre parler de façon si naïve.
Ainsi, on l'avait dupé pour qu'il en arrive là !
Elle se calma tout à fait quand il dit, prouvant son innocence :
« Lorsque j'avais six ans.
C'est pour ça que Itachi Sensei m'a pris sous son aile. »
Une ombre d'horreur passa sur le visage de Sakura à l'évocation de cet homme.
Non seulement traître à Konoha et à son sang, mais aussi traître à la confiance d'un neveu...
Sakura se décida alors à lui dire la vérité.
Peut-être qu'après il l'aiderait à s'échapper ?
On ne sait jamais, après tout.
Elle voulait bien faire n'importe quoi si cela l'éloignait de cette pièce et de ce qui s'y était produit.
Essuyant une larme fugitive sur sa joue, elle dit alors :
« Pourtant, ils étaient bien vivants quand je suis partie faire ma ronde.
Au fait, quand est-ce qu'on est ?
-Mercredi 7 Mars.
Il est 22 heures. Dit-il en regardant sa montre, sans croire à ses paroles.
Pourquoi ?
-Donc c'était hier après midi. »
Elle avait l'air sincère, et Otaku voulait la croire.
Un frisson lui parcourut le dos lorsqu'il vit une nouvelle larme perler aux yeux de la jeune fille.
Il s'avança pour l'essuyer du bout du doigt, mais Saku recula.
« Ne me touches pas ! »
Le fragile instant d'entente entre eux fut rompu.
Lui, maintenant persuadé qu'elle disait vrai, se remettait du choc d'avoir appris ses parents en vie, tandis qu'elle, effarée que ce contact avec la peau du jeune homme ne l'aie pas brûlée jusqu'à l'os, le regardait, les yeux pleins de nuages sombres, se demandant comment agir.
Otaku demanda alors, pour être sûr :
« Ainsi, ils sont en vie ?
-Oui. »
Elle se tut alors, et il sortit, refermant la porte derrière lui.